C’est presque le temps d’ éteindre, de se glisser sous les draps.
Les paupières sont déjà lourdes mais l’envie de prolonger l’instant s’impose. Entre deux.
J’ai lu, sur l’internet, la mort du chanteur. Je connais presque tous ses refrains.
J’entends les rires de PetiteBulle que la télé amuse. L’Ado révise le bac sur Facebook. Le portable posé sur le bureau vibre.
L’idée de m’endormir avant eux ne m’effraie plus. Ils sont devenus grands.
J’ai l’affreuse impression qu’une chose m’échappe mais je n’arrive pas à la saisir.
Je ne suis pas d’humeur à réfléchir ce soir… à autre chose qu’à ce plaisir intense que me procure l’idée d’être bientôt en vacances.