Ne me secouez pas…

Le soir. Je pense à  tous les mots qui se sont bousculés dans ma tête tout au long  de la journée.

Quand, prête pour accueillir la nuit, je me couche ils se placent les uns à côté des autres et retrouvent sans effort un ordre qui donnent naissance dans ma tête à  des phrases entières qui s’accordent entre elles pour devenir de belles histoires.

Je m’endors. Le matin venu ils se séparent, perdent sens et vagabondent à nouveau dans ma tête toute la journée.

Les mots. Les uns après les autres. Inutiles.

Le jour. J’en emprunte quelques uns à échanger avec qui ou à partager avec d’autres. J’ apprends des mots nouveaux et j’en tais beaucoup d’autres car je n’arrive pas encore à articuler.

Pour l’heure. Je mets mots à mots ce qui me vient en tête. De la méthode, sans fantaisie.

 

 

 

Quand l’eau me vient à la bouche…

Champagne:

Derrière chez moi il y a aussi des mûres.

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Il y a des poules dans le champ là-bas. Belles, libres, grasses.

Généreuses aussi.

Dans la coquille couverte d’herbe il y a du blanc et du jaune couleur or.

Après le repas, nos assiettes en  étaient toutes colorées.

Plus tard ; j’ai écouté des vieilles chansons de D. Guichard.

Les enfants se sont moqués de moi …

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Passer des heures et des frontières…

Me voilà en vacances pour une bonne quinzaine de jours.

J’ai du renoncer à mon périple normand faute d’envie mais surtout à cause du mauvais temps.

Je prévois de terminer quelques menus travaux, de cuisiner et de prendre du bon temps.

Peut être une petite virée parisienne si l’envie m’en prend.

J’ai vu et j’ai aimé le beau monde

je lis L’identité de Milan Kundera

Je suis prête à suivre le premier venu qui me dira " viens je t’emmène !!! "

 

On la trouvait plutôt jolie Lili

Il y a un verger commun derrière ma minuscule nouvelle petite maison.

Je ne m’y étais jamais aventurée car j’avais peur de croiser mes nouveaux voisins. Je suis devenue sauvage à cause de ces derniers mois.

Ce soir, comme le ciel était un peu plus bleu que les autres soirs, la lumière plus douce et l’air plus chaud, j’ai marché pied nu dans l’herbe et je suis allée au verger.

Il y a des poiriers et d’autres arbre fruitiers… J’ai cueilli des poires. Une poire pour moi, une autre pour ma miss et la troisième au cas ou viendrait un visiteur inattendu.

J’ai toujours la nette impression que quelqu’un va arriver. J’attends.

Le soir, j’ai dîné et j’ai mangé ma poire. Je l’ai épluché et j’ai retrouvé en la croquant cette saveur d’autrefois que je ne connais pas mais que j’imagine. Ma poire avait le gout de la poire. 

Puis, je me suis préparée pour la nuit et me suis étendue sur mon lit. J’ai éteins la lumière et j’ai écouté ces voix de femmes.

Sur Inter la jeune journaliste laissait, admirative, toute la place et l’aisance à son invitée. Je me suis régalée avec leurs mots et la douceur des chansons du soir.

Doucement la nuit arrive.